La dénatalité et le vieillissement sont des défis majeurs auxquels le Japon d’aujourd’hui est amené à faire face. Avec un indice de fécondité qui dépasse à peine 1,46 et 26% de la population ayant plus de 65 ans, le Japon vit actuellement une transformation profonde de sa structure sociétale.
Les causes mécaniques – célibat, grossesses tardives, incertitude économique – font déjà l’objet d’études détaillées. Cette transformation est également décrite à travers les statistiques dans une approche démographique. Cependant, pour appréhender l’objet « population », il est indispensable d’analyser aussi les facteurs culturels, socio-historiques et biopolitiques qui contribuent à sa construction.
Les travaux de recherche sur l’évolution des mesures politiques ne manquent pas, toutefois, il nous semble nécessaire de redéfinir ces objets d’études plus largement. On s’intéressera ici par exemple aux conséquences de ces transformations sur les minorités ethniques, sociales, ou sexuelles. Dans quelle mesure assiste-t-on à une restructuration de la société japonaise ? Ces défis se transforment-ils en opportunités de formes nouvelles de solidarités, d’identités diversifiées, de citoyennetés, de représentations, de normes ? Comment s’articulent, en leur sein logiques locales et effets de la globalisation ?
Le programme propose d’étudier ces forces de mutation, impulsées et/ou spontanées, qui semblent accompagner des enjeux démographiques et sociaux majeurs, tout en les resituant au sein des mesures politiques qui les accompagnent, ou s’y opposent. Il s’articule plus spécifiquement autour de trois thèmes :
• Évolution du monde du travail : transformations du marché de l’emploi, des organisations et des modes de travail
• Rapports de genre : évolution des rapports entre les hommes et les femmes, construction sociale du masculin et du féminité, nouvelles formes de la famille, sexualité
• Diversité de la population japonaise : à l’opposé du mythe du Japon comme société homogène, on cherche à étudier la diversité des groupes socio-culturels qui la composent, au sens le plus large, qu’il s’agisse des minorités ethniques ou culturelles, des personnes handicapées, des personnes LGBTQ…, ainsi que la manière dont la « majorité » est construite en relation avec ces groupes.

Au sein de ce programme, on souhaite accorder une place centrale aux discussions et réflexions méthodologiques concernant les spécificités de la recherche en sciences sociales sur le Japon contemporain et des enquêtes de terrain au Japon. On souhaite également ouvrir la recherche à d’autres supports que les journées d’étude ou les ouvrages, notamment à travers les films documentaires.

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Participants

Responsables

Julien Martine (Université de Paris)
Anne-Lise Mithout (Université de Paris)

Membres CRCAO

Membres titulaires
César Castellvi (Université de Paris)
Julien Martine (Université de Paris)
Anne-Lise Mithout (Université de Paris)

Participants hors laboratoire

Kazuhiko Yatabe ( CADIS, Université de Paris)
Pauline Cherrier (IrAsia, Aix-Marseille Université)
Noémi Godefroy (IFRAE, Inalco)
Mélanie Hours (IFRAE, Université Toulouse Jean Jaurès)
Isabelle Konuma (IFRAE, Inalco)
Naoko Tokumitsu (IFRAE)
Sarah Terrail-Lormel (IFRAE)