Conférence par Frédéric Devienne
https://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Khitans.jpg
Dans le cadre du programme ZooAsia – Histoires des animaux en Asie orientale
(Zoographies de la Chine ancienne, cycle II : Les animaux comme compagnons.
Regards croisés sur les « Animaux de proximité » et leur utilité sociale en Chine)
Date : Le jeudi 12 février 2026, 18h-19h30
Lieu : Université Paris Cité, campus des Grands Moulins
Bâtiment la Halle aux Farines, salle 244E
9, esplanade Pierre Vidal-Naquet 75013 Paris
Inscription gratuite :
https://www.billetweb.fr/programmation-culturelle-2024-2025-institut-confucius1
Résumé :
La séance du 12 février 2026 se veut la présentation d’une petite histoire culturelle des lévriers (xiquan 細犬) en Chine, et notamment de leur place en tant que chiens de prestige. Au-delà de leur rôle d’auxiliaire de chasse et de poursuiveurs de lièvres, les lévriers sont en effet aussi des chiens d’apparat sous les Han. Sous les Tang, de nouveaux types de chiens, les lévriers persans et centrasiatiques – les saluki et les tazi – font leur apparition et contribuent au renouveau de la culture équestre. Sous les Qing, les lévriers occupent une place de choix dans l’iconographie des chasses impériales et ils comptent en nombre parmi les dix chiens d’exception de l’empereur Qianlong dans le portrait qu’en a rendu Giuseppe Castiglione, peintre à la cour de Chine. Par ailleurs, il y a encore les individus-chiens qui sont censés avoir joué un rôle dans l’historiographie ou dans les croyances chinoises. Le lévrier noir Hanlu 韓盧 est connu pour rivaliser avec le lièvre rusé dès la période des Royaumes combattants. Quant au compagnon du dieu Erlangshen 二郎神, le chien céleste hurleur, Xiaotianquan 哮天犬, il est souvent représenté sous les traits d’un beau lévrier blanc dans l’iconographie des Ming.
Ce cycle de conférences fait appel à un large panel de matériaux et de sources, issus, aussi bien des textes de la tradition lettrée qui regorgent d’anecdotes animalières et d’histoires édifiantes où l’animal est le protagoniste, que de l’histoire culturelle, à travers de nombreux documents iconographiques et artefacts issus de l’archéologie ou de la culture matérielle.
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