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Équipe Chine

publié le , mis à jour le

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Le Centre de recherche sur la civilisation chinoise est l’héritier d’une équipe qui s’est constituée en 1973 pour le catalogage scientifique et l’étude des documents de Dunhuang, rapportés au début du XXe siècle par Paul Pelliot, et qui se trouvent aujourd’hui conservés à la Bibliothèque nationale de France (manuscrits, imprimés, divers) et au Musée Guimet (peintures). Le catalogage des documents chinois de la BNF imparti à cette équipe s’est achevé en 2001 par la publication du volume VI (la BNF avait pris en charge la rédaction du volume II). Le catalogue des peintures a, quant à lui, été publié en France et au Japon sous la forme d’un livre. Parallèlement à ce travail et à sa suite, les membres de l’équipe se sont engagés dans l’exploitation intensive de l’ensemble des cinquante mille documents de Dunhuang conservés en Chine, en France, au Royaume Uni, en Russie et au Japon, ainsi que des manuscrits découverts dans la région de Turfan et dans d’autre sites du Turkestan chinois.

Ce champ constitue encore un domaine majeur des activités de l’Unité. En effet, ces documents, écrits ou peints, dont le nombre s’enrichit sans cesse grâce à de nouvelles découvertes archéologiques, ont totalement renouvelé notre connaissance de la Chine médiévale, tant sur le plan de l’économie, de la société ou de l’histoire régionale, que de l’histoire de l’art, des religions, des sciences et des techniques. Ces matériaux, longtemps peu exploités, ont été ces dernières années l’objet de recherches de plus en plus nombreuses, au point qu’à présent on dénombre environ quinze mille ouvrages et articles en chinois et en japonais dans ce champ multidisciplinaire que l’on appelle « dunhuangologie ». Les travaux de notre centre occupent une place de premier plan dans ce vaste domaine. La plupart sont traduits en chinois ou dans d’autres langues de travail.

Depuis une dizaine d’années, le centre a élargi ses champs d’étude pour devenir un laboratoire généraliste. Compte tenu de la diversité des compétences de ses membres et de sa notoriété internationale, ce centre est à l’heure actuelle l’un des principaux foyers de la recherche sinologique française et la seule unité associée au CNRS à couvrir les principaux domaines des études chinoises pour les périodes ancienne et médiévale, voire pré-moderne.

Les domaines couverts par les chercheurs du centre sont les suivants :

  • Manuscrits et inscriptions
  • Religions chinoises : bouddhisme, taoïsme, manichéisme, religion zoroastrienne
  • Histoire de la période impériale
  • Histoire de l’art, archéologie et culture matérielle
  • Histoire de la littérature et des pratiques lettrées

Pour une bonne part, la spécificité des recherches menées dans l’UMR tient à l’utilisation et à l’exploitation directe des sources et des matériaux primaires, qu’il s’agisse de manuscrits, d’artefacts ou de traces archéologiques, ou encore du travail de terrain dans le domaine des religions. Cette démarche, issue de la pratique initiale du groupe sur les manuscrits de Dunhuang et consistant à fonder la recherche sur une documentation de première main, est en quelque sorte l’élément fédérateur des membres de l’UMR.