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Bouddhisme et religions médiévales de la Chine, du Japon et du Tibet

publié le , mis à jour le

Responsables : Matthew Kapstein (EPHE) et Christine Mollier (CNRS)

Membres titulaires : Jean-Luc ACHARD (CNRS), Frédéric GIRARD (EFEO), Sylvie HUREAU (EPHE), Matthew KAPSTEIN (EPHE), Simone MAUCLAIRE (CNRS), Christine MOLLIER (CNRS), Jean-Noël ROBERT (Collège de France/ EPHE), Alain ROCHER (EPHE)
Collaborateurs : Robert CAMPANY (Univ. Vanderbilt), Joshua CAPITANIO (Univ. of the West, Californie), Paul COPP (Univ. of Chicago), Bryan J. CUEVAS (Université de l’état de Floride), HSIEH Shuwei (National Chengchi University, Taiwan), IYANAGA Nobumi (Ecole Française d’Extrême-Orient, Tokyo), Max MOERMANN (Barnard College, New York), Giacomella OROFINO (Instituto Orientale, Naples), Fabio RAMBELLI (Univ. California- Santa Barbara), James ROBSON (Univ. Harvard), Donatella ROSSI (Univ. de Rome), Dominic STEAVU (Univ. California-Santa Barbara).

Le thème fédérateur de ce projet international est la relation du bouddhisme avec les grandes religions « autochtones » de la Chine, du Japon et du Tibet. L’émergence et le développement du taoïsme, du Shintô et du Bön ont en effet été conditionnés, dans leurs terres respectives, par leur rencontre avec le bouddhisme, la religion « étrangère », venue de l’Inde, qui s’est implantée, sous différentes formes, dans chacune de ces trois civilisations. Le sujet a bien sûr fait l’objet de nombreuses études, mais celles-ci sont restées cloisonnées dans leurs contextes culturels spécifiques. Jamais les phénomènes d’interaction entre ces traditions religieuses et le bouddhisme n’ont été abordés dans une perspective transculturelle et comparative. C’est cette approche que nous avons choisi d’adopter dans le but de diffuser un éclairage tout à fait nouveau sur ces questions de dynamiques interreligieuses et de les inscrire dans un cadre théorique global.

Dans un premier temps, le programme a privilégié une réflexion sur une thématique jugée essentielle par les historiens des religions de l’Asie orientale, à savoir la formation et la fonction des langues et des écrits sacrés. Trois sessions internationales ont été organisées autour de cette thématique : deux dans le cadre des congrès de l’Association for Asian Studies (AAS 2011) et de l’International Association for Buddhist Studies (IABS 2011), un troisième lors d’une journée d’étude à la Maison de l’Asie, (CRCAO/EPHE 2011). Ces trois sessions ont réuni une vingtaine de participants (Europe, Asie, Etats-Unis). Les communications présentées ont porté principalement sur la nature, l’élaboration et la diffusion des écrits saints et des corpus canoniques.

Durant le quinquennal 2014-2018, un second volet du programme sera consacré aux pratiques rituelles des livres saints (culte, récitation et copies dévotionnelles), des talismans et des dhāraṇī dans les trois aires culturelles concernées. Cette exploration nous permettra notamment d’interroger les rapports entre oralité, écrit et image qui se jouent dans ces pratiques et elle nous amènera à croiser nos réflexions sur les manières dont le bouddhisme a pu contribuer à en transformer les valeurs performatives au sein de leurs différentes traditions religieuses.