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Traduction de textes littéraires du Japon ancien et médiéval

publié le , mis à jour le

Responsables : Claire-Akiko Brisset (UPD) et Daniel Struve (UPD)

Membres associés : Jacqueline Pigeot (émérite), Sumie Terada (INALCO), Michel Vieillard-Baron (INALCO)

Après la traduction d’un ensemble de textes critiques de l’époque d’Edo (1), puis des Notes sans titre de Kamo no Chômei (2), le groupe a entrepris la traduction du Kaidôki (Relation de voyage sur la route de la mer [de l’Est]), journal de voyage anonyme, du milieu du 13e siècle. Cette œuvre d’un lettré de l’époque de Kamakura est remarquable par la place qu’elle accorde à l’univers de la poésie chinoise ou de la poésie japonaise en chinois, et tout particulièrement à l’univers de l’anthologie bilingue Wakan rôei shû (Anthologie de poèmes japonais et chinois à réciter) de Fujiwara no Kintô (1018), qui jouit d’un grand succès à la fin de l’époque de Heian et à l’époque de Kamakura. Cette double imprégnation par les univers poétiques chinois et japonais confère une coloration particulière à la prose du Kaidôki, riche en images audacieuses, tout en posant de nombreux problèmes de traduction. Le Kaidôki occupe une place importante dans l’histoire culturelle comme témoin du développement du wakan konkô buntai (style mêlé sino-japonais) : il s’agit en effet d’un véritable centon de citations de poèmes chinois intégrés dans la prose poétique japonaise. Cette œuvre novatrice, fortement empreinte d’une vision bouddhique du monde, est tenue pour l’un des chefs d’œuvre de la littérature de voyage de l’époque de Kamakura. Témoin de la réception de la poésie chinoise – sous toutes ses formes – au Japon, elle constitue une clef importante pour la connaissance de la poétique médiévale. Elle est aussi connue pour avoir suscité l’intérêt du poète Matsuo Bashô à l’époque d’Edo.

Actions prévues :
• 2014 : achèvement de la traduction (annotée et commentée)
• 2015 : publication

(1) Claire-Akiko Brisset, Jacqueline Pigeot, Daniel Struve, Sumie Terada et Michel Vieillard-Baron co-traduction et annotation de Kumazawa Banzan, Andô Tameaki, Kamo no Mabuchi et Ozawa Roan, Regards critiques. Quatre réflexions sur la littérature classique dans le Japon des XVIIe-XVIIIe siècles, Paris, Collège de France, coll. Travaux et conférences de l’Institut des Hautes Etudes Japonaises, 2009

(2) Claire-Akiko Brisset, Jacqueline Pigeot, Daniel Struve, Sumie Terada et Michel Vieillard-Baron co-traduction et annotation de Kamo no Chômei, Notes sans titre (Mumyôshô) – Propos sur les poètes et sur la poésie, Paris, Le Bruit du temps, 2010