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Mutations paysagères de la ville japonaise

publié le , mis à jour le

Responsable : Nicolas Fiévé (EPHE)

Membres associés : Benoît Jacquet (EFEO), Corinne Tiry-Ono (Ecole nationale d’architecture de Paris)
Doctorants : Soizik Bechetoille (EPHE), Andrea Flores-Urushima (EPHE), Yola Gloaguen (EPHE), Emmanuel Mares (EPHE), Giada Ricci (EPHE), Delphine Vomscheid (EPHE), Wu Xiaoxiao (EPHE)
Collaborateurs  : Nicolas Blanchard (Université Tôyô), Sylvie Brosseau (Université de Waseda)
Institutions partenaires : EFEO

Présentation
L’enquête épistémologique proposée par ce projet de recherche sur la ville japonaise vise une connaissance des modes de conception et de production du paysage urbain, ainsi que celle de la dynamique de ce paysage. Une approche qui cherche à comprendre les pratiques et les discours sur le patrimoine urbain dans leur dimension historique, afin de connaître des aspects méconnus de la ville japonaise et des modes d’inscription et de transmission de la mémoire dans des villes en perpétuelle mutation.
Au sein des pays de l’Asie orientale, le Japon présente dans ce domaine un ensemble de spécificités particulièrement intéressantes, tant pour l’éclairage qu’il apporte sur les pratiques patrimoniales de l’Occident, que sur celles des autres pays de l’Asie orientale. Dans le processus de construction d’une identité nationale qu’il entreprend à la fin du XIXe siècle, le Japon est le premier pays non occidental à définir une politique de protection du patrimoine architectural. Des mesures conservatoires qu’il étend, au cours des années 1920-1930, à un large éventail d’éléments patrimoniaux, paysagers et naturels. Malgré ces mesures novatrices, l’histoire du XXe siècle et la destruction massive des centres urbains en 1945 ont eu pour conséquence la disparition quasi-totale du patrimoine pré-moderne dans la plupart des grandes villes du pays, laissant place à une mutation radicale du paysage urbain. Le Japon n’en est pas moins aujourd’hui l’un des pays au monde qui investit le plus dans la gestion et la mise en valeur de son patrimoine et il possède des compétences techniques et intellectuelles largement méconnues en Occident, alors que ces compétences servent aujourd’hui de modèles pour les autres pays de l’Asie.
Le programme donne lieu à des rencontres de travail, un colloque, une publication collective. Dans un second temps, le laboratoire entreprend la réalisation d’une base de données cartographiques, visuelles et textuelles sur l’histoire moderne et contemporaine de Kyôto et de son paysage.

Calendrier : 1er octobre 2013 – fin 2017