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Les peuples de Haute Asie dans l’histoire de la Chine

par Lemardelé Élise - publié le

Responsable : Pierre Marsone (EPHE)

Membres
Volet Khitan : Membres du CRCAO : Pierre Marsone (EPHE), M. Adrien Dupuis (doctorant EPHE), Alice Crowther (doctorante EPHE). Correspondants étrangers : M. Li Peng (univ. des Minorités de Mongolie Intérieure, Tongliao) ; Nikolaï Kradin (Académie des Sciences de Russie, Vladivostok), Sun Bojun (Académie des Sciences sociales de Chine, Pékin).

Volet Toungouzes (Jurchen, Mandchous) : Membres du CRCAO : Alice Crowther (doctorante EPHE). Membre extérieur : Jean-Claude Ginhoux (auditeur EPHE). Correspondants étrangers : Gu Songjie (), Zhuang Sheng, Tatiana A. Pang (Institut des Manuscrits orientaux, Saint-Pétersbourg).

Volet Turks, Mongols, Asie Centrale : Membres du CRCAO : Etienne de La Vaissière (EHESS), Annie Chan (postdoc univ. de Genève). Correspondants étrangers : Wei Jian (univ. Renmin), Rong Xinjiang (univ. de Pékin), Lin Meicun (univ. de Pékin), Maliya Aihaiti (doctorante à l’univ. de Pékin).

Volet Tibétains : Membres du CRCAO : Emanuela Garatti (doctorante EPHE), Charles Ramble (EPHE)

Objectifs du projet

L’histoire des peuples qui, de l’est de la Mandchourie au sud du Tibet, bordent le territoire des Han, n’est traitée dans les sources chinoises que si ces peuples gouvernent une part plus ou moins grande de la Chine. Le reste du temps, leur rôle semble se limiter à celui de Barbares au rôle insignifiant, dont on n’évoque l’existence que pour les présenter tantôt comme des trublions qui harcèlent l’Empire du Milieu, tantôt comme des vassaux soumis dont on tente éventuellement de s’assurer de la docilité en donnant en mariage à leur chef une princesse plus ou moins impériale.
Et pourtant, Mandchous, Jurchen, Khitan, Mongols, Ouïghours, Turcs, Tangut et Tibétains infléchirent à des degrés divers, et parfois de façon radicale, le cours de l’histoire chinoise. Par leur propre identité culturelle et en particulier par la création d’écritures du plus grand intérêt – dont certaines sont encore en cours de déchiffrement – ils apportèrent une contribution de premier ordre et irremplaçable au foisonnement culturel de l’Asie orientale. On ignore souvent que si Pékin est aujourd’hui la capitale de la Chine, c’est très probablement parce que les Khitan en firent l’une de leurs capitales secondaires, et les Jurchen leur capitale principale. On s’étonne en constatant qu’au milieu du XIe siècle, les traités taoïstes d’alchimie intérieure qui arrivent à la cour khitan ne proviennent pas de l’empire Song qui regorgeait de tels écrits, mais du royaume de Kashgar, l’un des derniers endroits où l’on s’attendrait à trouver ce genre de littérature.
Le présent projet a pour objectif de coordonner l’étude de ces peuples – qui maintes fois se considérèrent eux-mêmes comme des empires au centre du monde – sous l’angle de leur relation à la Chine et de leur apport à son histoire, en particulier du point de vue événementiel, culturel ou artistique. Il se propose d’être un cadre favorisant les productions scientifiques individuelles ou collectives, l’organisation de colloques et journées d’étude, l’invitation de collègues spécialisés dans l’étude des domaines concernés et les initiatives étudiantes comme celle d’Alice Crowther qui a lancé en novembre 2018 un groupe de lecture de textes mandchous.
Le projet se compose de quatre volets thématiques : 1. Khitan 2. Toungouzes 3. Turks, Mongols et peuples d’Asie centrale. 4. Tibétains. Chaque volet réunit des membres du CRCAO et des correspondants étrangers avec lesquels nous sommes en contact régulier. Le nombre des participants comme les intitulés des volets, sont susceptibles d’évoluer pour mieux correspondre aux besoins et aux réalités de l’avancée du projet.