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Dictionnaire de l’agriculture traditionnelle : français-anglais-chinois-japonais

par Pons Philippe - publié le

Responsables : Guoqiang Li (Université Paris Nanterre, CRCAO), Charlotte von Verschuer (EPHE-CRCAO), Cozette Griffin-Kremer (CRBC-Brest), Perrine Mane (CRH-CNRS/EHESS)

Ce projet consiste à publier sous forme de livre les données du site internet du CRCAO intitulé : Dictionnaire de l’agriculture traditionnelle : français-anglais-chinois-japonais. Il s’agit de la mise en forme des données du Dictionnaire actuellement déjà disponible en ligne (sous le titre : Techniques de l’agriculture traditionnelle : un glossaire français-anglais-chinois-japonais Version préliminaire 2013) labour.crcao.fr. Ce travail nécessite la reprise de chaque entrée, respectivement dans chacune des quatre langues, pour la mise en valeur des spécificités tant des mots et que de leur corrélation. Le travail se fera en partie par procédé en correction automatique (notamment l’orthographe), mais nécessite un travail de finition considérable, car le Dictionnaire comporte des centaines de phrases explicatives. Les notions japonaises, notamment, doivent être traitées par un/e japonais/se à déterminer. L’édition d’un tel ouvrage nécessite la même expertise que tout autre ouvrage scientifique.

Contenu du livre :
Il comprend 1060 entrées respectivement en quatre langues concernent l’agriculture traditionnelle (non industrielle). Les entrées sont présentées par chapitres thématiques et dans l’ordre alphabétique : Céréales, Morphologie des plantes, Labour, Semis, Systèmes de champs, Fertilisation, Gestion de l’eau, Moisson, Egrenage-décorticage. Le dictionnaire propose de privilégier l’écologie de l’environnement et la sauvegarde du patrimoine agronomique traditionnel et culturel.

Comment utiliser le Dictionnaire :
La recherche par mots est ‘classique’ pour tous les dictionnaires alphabétiques linguistiques. Mais combien de personnes chercheront les mots : verdage, turquet ou ivraie ? Il faut déjà être expert avant même de s’intéresser à ce Dictionnaire. Par contre l’organisation thématique de notre Dictionnaire est unique : Celui qui veut connaître les techniques du labour ou de la riziculture y trouvera son compte ! Un conservateur qui veut identifier un outil agricole pour rédiger le cartel à insérer dans sa vitrine ou son catalogue y trouvera une réponse ! Si le conservateur n’a pas de formation en agronomie, il lira le chapitre sur le labour ou la moisson. On n’a pas besoin d’être spécialiste pour utiliser le Dictionnaire, mais c’est un outil pour devenir spécialiste ! Un chercheur français invité dans un pays étranger aura à sa disposition le vocabulaire anglais, japonais ou chinois.

Contexte général :
Face aux enjeux du changement climatique, de la mondialisation économique et de la disparition des agricultures traditionnelles, la recherche agronomique mérite d’être considérée comme un bien d’intérêt universel. Rappelons que 40 % de la population active mondiale est occupée dans l’agriculture (en 2007) ; et que l’agronomie ne saurait être considérée comme une discipline rare. Depuis les années 2000, les créations de facultés agronomiques se sont multipliées en Europe et ailleurs, dans l’esprit de faire face à l’enjeu de la sécurité alimentaire future. Ce projet de livre veut contribuer à une réflexion sur la préservation de la biodiversité et des ressources naturelles. La connaissance des agricultures devrait pouvoir fournir des clés au patrimoine matériel et immatériel et pour la gestion durable des ressources qui sauvegardent le potentiel productif de notre terre.

Un public varié, une fonction multiple :
Le Dictionnaire peut servir à des fins multiples, à commencer par la recherche en agronomie (au niveau des thèses et des publications scientifiques). Par ailleurs, le Dictionnaire devrait sensibiliser les chercheurs et les doctorants aux problèmes de la terminologie et à la nécessité de la précision. Dans bien des cas, les mots reflètent des différences techniques et des traditions propres aux aires culturelles concernées, y compris l’Inde, l’Asie du sud-est, l’Afrique ou encore les Amériques. Le Dictionnaire pourra donc également servir de support pédagogique. Le Dictionnaire devrait, en outre, être utile pour la traduction de publications techniques, l’édition de catalogues de musées du patrimoine rural et de musées des techniques, voire l’édition de rapports de fouilles. Le Dictionnaire est donc censé être tout d’abord un ouvrage technique de référence. Enfin, il répond à un besoin immédiat pour les échanges internationaux dont les colloques. Dans ce sens le Dictionnaire servira, en outre, d’outil pour la communication.

Spécificité du livre :
C’est un dictionnaire scientifique. Il est le résultat d’un projet collectif de longue durée, de 2009 à 2017. Les auteurs sont enseignants, chercheurs, historiens et anthropologues de l’agriculture. Dans une approche comparative, ils ont voulu proposer des co-relations linguistiques et créer une passerelle entre les pratiques des aires culturelles asiatiques et occidentales. Les quatre langues touchent une grande partie de la population mondiale actuelle. Le dictionnaire se démarque des nombreux instruments en ligne. Il est le fruit du savoir et de l’expérience des auteurs. La bibliographie du livre en fournit une preuve évidente.

Pourquoi un livre papier :
Les auteurs souhaitent mettre les données du livre à disposition de la communauté internationale de façon durable. Ils aimeraient sauvegarder le contenu du savoir de ce livre, parer aux aléas des outils en ligne qui risquent d’affecter son contenu et, à terme, son existence même. Un livre imprimé atteint un public moins large qu’un site internet, mais les auteurs visent un public spécialisé et constant dans la durée. C’est le cas des livres en bibliothèque. Ils espèrent une diffusion géographiquement large, notamment dans les milieux de la recherche. Les auteurs proposent de produire un ouvrage de référence.