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Modernité et dépendance dans la sphère asiatique : fictions et réalités du Japon colonial sur le continent (1901-1945)

par Pons Philippe - publié le

Responsables : Claude HAMON, Midori HIROSE.

Participants :

Membres titulaires

Grégoire SASTRE, Naomi TOKUMITSU.

Membres associés

Michael BASKETT (Kansas U.), Gérald PELOUX (Univ. Cergy-Pontoise)

Doctorant rattaché à l’UMR

Caroline BOISSIER.

Contributeur et invités éventuels :

Roger Brown (Saitama University)
Naraoka Sōchi (Kyoto University)
Emer O’Dwyer (Oberlin College)
Bruce Grover (University of Heidelberg)
Danny Orbach (Hebrew University of Jerusalem)
Urs Matthias Zachmann (Freie Universität Berlin)
Christopher W. A. Szpilman (Sophia University)
Barak Kushner (Cambridge University)

***

Dans la première moitié du vingtième siècle, la présence coloniale japonaise s’organise avec la création d’un empire autour de l’île de Taiwan, de la Corée, et plus tard de la Mandchourie. Avec le développement du roman de fiction, du graphisme publicitaire, des revues, du microsillon, du cinématographe, des agences de presse, mais aussi des expositions industrielles et coloniales, des échanges croisés s’instituent entre l’archipel japonais et le continent asiatique. Ce jeu de miroirs nippo-coréen, sino-japonais qui relie et oppose dominants et dominés prend un certain relief autour de Shanghai qui constitue la plaque tournante des échanges commerciaux en Chine, mais aussi largement en Asie Orientale. S’il est difficile de saisir la réalité changeante et parfois convulsive, tout le monde participe à une effervescence de comptoir, où prospèrent trafics et espionnage. Industriels, compradores, représentants commerciaux, détachements militaires et agents d’influence y tissent une toile où le Japon se trouve bientôt être le principal acteur.

Dans le cadre de ce projet, on examinera différents aspects de la politique multiforme menée par le Japon en Chine (1901-1945), en tant que politique de collecte d’informations, de gestion de marchés semi-coloniaux, autour notamment de Shanghai et de la Mandchourie, et qui s’étend pendant la guerre aux territoires occupés du Sud-est asiatique. Un accent particulier sera mis sur les expériences antérieures de Taiwan et de Corée, et les orientations propres à la Chine nationaliste, au travers du roman policier, de la diplomatie et de l’entreprise, des arts décoratifs et du spectacle (cinéma, théâtre, chansons, etc.). Enfin, de manière expérimentale et plurielle, on explorera ultérieurement le thème des expositions asiatiques tenues au Japon au cours de ces décennies d’avant-guerre, en tant que spectacle des transferts artisanaux, industriels et culturels de technologies à base occidentale que l’Empire japonais a mis en œuvre.
Activités et productions 2018-2022 :

- Projet de colloque éventuel à l’Université Paris Diderot en 2019
« Japon colonial : Réflexion sur des sociétés multiples (1901-1945) »